Via canoe.ca :

MIRABEL – Quelques dizaines de personnes ont manifesté samedi à Mirabel alors que la pétrolière Enbridge effectuait sur son oléoduc des tests que les manifestants ont qualifié de «pas assez exigeants».

Afin de s’assurer que la structure puisse supporter l’inversion du flux de pétrole, Enbridge a rempli son oléoduc d’eau.

Les militants qui ont manifesté à Mirabel samedi ont déploré que les tests ne soient effectués que sur 10 % de la structure. Ils ont de plus affirmé que l’entreprise a obtenu du gouvernement fédéral un assouplissement dans la rigueur des tests.

Le responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace, Patrick Bonin, a demandé au gouvernement fédéral de «cesser d’être complice avec les entreprises pétrolières et d’exiger de vrais tests» pour que les citoyens soient réellement protégés.

«Il faut que les tests soient effectués sur l’ensemble de la canalisation pour s’assurer de l’intégrité du pipeline», a dit M. Bonin. Ce dernier a affirmé que, par exemple, s’il y a un déversement dans la rivière des Outaouais, 26 stations d’eau potable seront touchées dans la région de Montréal.

«À Terrebonne, où le pipeline passe dans la cour des citoyens, en cas de déversement, il faudra procéder à des évacuations sur 1,5 km de chaque côté du pipeline!» a-t-il ajouté.

Le chef adjoint du Parti vert du Canada et candidat dans Ville-Marie-Le Sud-Ouest-Île-des-Sœurs, Daniel Green, a aussi estimé qu’il faut des tests plus rigoureux sur «ce vieux pipeline de 38 ans».

Le chef de Forces et Démocratie, Jean-François Fortin, a estimé pour sa part que le combat est inégal entre le lobbying agressif des entreprises sur le gouvernement et les revendications des citoyens.

«Depuis le début du projet d’Enbridge, les habitants des municipalités traversées par le pipeline 9b doivent se battre à armes inégales. Ils n’ont aucune idée de l’état du tuyau qui passe sous leur terrain!», a-t-il déclaré, samedi.

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