Crédit photo : Samantha Velandia/TC Media

Crédit photo : Samantha Velandia/TC Media

Via le journal Métro (Samantha Velandia) :

Une quinzaine d’environnementalistes ont pris d’assaut une rencontre «à huis clos» de représentants de l’industrie pétrochimique dans l’est de Montréal, jeudi soir.

«Ni par train, ni par bateau, ni par pipeline», ont hurlé les citoyens devant l’assemblée qui était réunie au centre communautaire Roussin de Pointe-aux-Trembles.

La rencontre avait été organisée par l’Association industrielle de l’est de Montréal (AIEM).

Valero, Suncor Énergie et Enbridge de même que le maire de Montréal-Est, Robert Coutu, et plusieurs de ses conseillers étaient également présents sur les lieux.

«L’objectif de ce soir était de dénoncer la non-acceptabilité sociale de l’arrivée du pétrole brut albertain dans l’est de Montréal, explique Audrey Yank, citoyenne environnementaliste. Nous nous sentons seuls et petits face aux grandes industries qui ont beaucoup de pouvoir.»

Pas de huis clos
Pour sa part, Dimitri Tsingakis de l’AIEM a signalé que la réunion en question, «n’était pas une rencontre à huis clos».

«C’était tout simplement une rencontre entre les différents représentats des industries et les citoyens faisant partie des comités de liason mis en place par les entreprises, dit-il. Nous parlions des changements auxquels les industries devront faire du côté logistique avec l’arrivée du pétrole albertain et des nouvelles mesures qui devront être implantées pour assurer la sécurité des citoyens.»

Il a ajouté que cette rencontre a lieu une fois par année depuis environ une quinzaine d’années.

«Nous sommes tout à fait transparents dans nos décisions. Nous tenons à partager l’information avec les citoyens et nous sommes ouverts à entendre tous ceux qui sont concernés par le volet environnemental. C’est pour cette raison que les citoyens des comités de liasons étaient sur les lieux. Il y avait aussi des organismes, tels que le Comité de vigilance environnemental de l’est de Montréal (CVEEM)», indique M. Tsingakis.

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Discorde
Quelques échanges ont eu lieu lors de l’irruption.

«Vous êtes venus ici comment ce soir? En auto ? Parce que pour l’instant, il n’y a pas d’autre solution que le pétrole», a martelé un participant citoyen de la rencontre.

Les manifestants ont indiqué que par cette action, les citoyens voulaient rappeler que «l’exploitation, le transport et le traitement du pétrole des sables bitumineux constituent un danger non seulement pour la population de Montréal – directement exposée aux risques entourant l’exploitation de l’oléoduc 9B, le raffinage du pétrole lourd, la production de coke de pétrole ainsi que le transport maritime – mais pour l’équilibre de la planète tout entière en contribuant à l’augmentation des gaz à effet de serre, cause principale des changements climatiques».

«À titre de citoyen concerné par ces projets industriels, je ne comprends pas que cette rencontre se déroule à huis clos. Par souci de transparence, l’information devrait être accessible à tous, afin qu’il y ait un réel débat public. Advenant un accident majeur, comme un déversement de pétrole dans le fleuve, c’est l’approvisionnement en eau potable de millions de personnes qui serait menacé», a signalé Laurel Thompson du groupe Citizens’ Climate Lobby.